Publié le 30 Novembre 2015

Je ne suis pas peu fière... mais bon, c'est la dernière fois que vous entendrez parler de la thèse de Fils cadet. Il l'a soutenue, pendant quatre heures d'érudition pure, et il est maintenant docteur en histoire avec mention très honorable et les félicitations du jury à l'unanimité.

 

Et je me suis bien tenue:

- je ne l'ai pas applaudi à tout rompre,

- je n'ai pas été redresser son col ou aplatir une mèche de cheveux,

- je n'ai pas interrompu les membres du jury en leur disant "Arrêtez de l'embêter avec vos questions!"

- je n'ai pas sauté au cou de la présidente du jury quand elle a proclamé le résultat,

- je n'ai pas répété à l'envi "C'est mon fils, c'est mon fils" avec une voix de mère ultra-méditerranéenne...

J'ai juste versé une petite larme d'émotion et souri béatement toute la soirée du pot de thèse.

 

C'est que, lors du trajet aller, samedi matin, j'avais été briefée par un thésard stressé qui connaît l'exubérance de sa mère mais mésestime les capacités de celle-ci à la doser selon les circonstances!

Heureusement que j'actionnais alors mes aiguilles à tricoter, j'eusse sinon vertement répliqué. Mais j'ai mis ceci sur le compte du stress et j'ai passé le mien sur mes chaussettes. Voici donc mes chaussettes de mère de thésard docteur:

Doctor's mother socks

Modèle: sans - et avec le souvenir des précédentes. J'ai tricoté sur 60 mailles en partant du haut - et même 58 pour le pied. C'est un peu serré mais les autres étaient un peu larges. Je ferai les prochaines sur 62 mailles!

Laine: Fabel de Drops

Aiguilles: 2 1/2

 

Et vous savez quoi?

 

Mes deux fils m'ont commandé des chaussettes!

 

 

 

Publié le 25 Novembre 2015

Le froid arrive... Nous nous sommes déjà réveillés deux fois avec une mince couche de neige - qui a eu le bon goût de ne pas tenir.

Cet après-midi, prévoyant, Grand Chéri a préparé l'arrivée de l'hiver: dans le brouillard, sous la pluie, il a mis les pneus neige sur ma voiture !

Pendant ce temps, je préparais moi aussi, l'arrivée des grands froids. et c'est à Anaïs que je pensais... et pour elle que j'oeuvrais:

Tricothèse...

Un petit duffle-coat hand made, bien douilet, bien chaud.

Et voici le dos:

Tricothèse...

Modèle: pas de patron, j'ai fait ça "à vue de nez". Je pense avoir tricoté du 6 à 9 mois, mais c'est à voir.  Pas tout à fait sans couture, puisqu'il y a eu celle des manches. Par contre, devant et dos ont été tricotés d'un seul tenant, et les épaules et le haut de la capuche ont été fermés à trois aiguilles.

 

Laine: Rayure double de Monoprix (des pelotes trouvées lors des soldes Monoprix et dont les coloris ont beaucoup plu au papa) - 5 pelotes, aiguilles n° 5

 

Je n'ai pas trouvé dans le commerce des attaches de duffle-coat taille bébé, je les ai donc confectionnées avec un petit morceau de cuir, un lacet de chaussures solitaire et trois bûchettes qui traînaient dans mon stock. Elémentaire, à dire vrai.

 

 

La veste va partir ce week-end en Suisse. Fils cadet la récupèrera, car il vient en France  pour la soutenance de sa thèse. Ce sera samedi, à Lyon.

(Mon fils, dottore, waouh... ça émotionne, ça ! )

D'abord, c'est aussi un peu à moi, ces 1150 pages - au moins les fautes d'orthographe qui ont échappé à ma vigilance (et sapristi ! il y en a, hou, la honte ! Et dire que mon premier métier fut correctrice d'imprimerie...)

 

Finalement, je suis bien meilleure en tricot... j'envisagerai peut-être même un jour de faire une tricothèse!

 

Et je la ferai corriger à mon fils...

 

 

 

Rédigé par miclasouris

Publié dans #elle tricote

Publié le 22 Novembre 2015

Il était une fois un châle gris et jaune qui s'ennuyait dans un tiroir de commode. Oh certes, il n'était pas tout seul. Il ne manquait pas de compagnie, entouré d'une multitude de petites pièces (châles, cols, étoles...) mais il se demandait sans cesse pourquoi il ne sortait jamais, lui?

Il luttait vaillamment pour ne pas être enseveli sous ceux des habitants du tiroir qui, eux, sortaient souvent, parce qu'ils avaient des jolies petites tenues à accompagner. Lui, il n'avait vraiment jamais eu de chance: la petite tunique estivale avec laquelle il allait à merveille avait fini dans une poubelle grecque, quasi en lambeaux. Oui, je sais, aller remplir les poubelles des Grecs de mes vestiges vestimentaires n'est pas une manière d'aider les Grecs, mais bon, on n'a pas toujours le choix!

Donc, le petit châle s'ennuyait - gris d'ennui, et aussi, souvent, jaune de jalousie, car on s'aîgrit à être délaissé.

Mais un jour, soudain, l'achat (chez Natacha) de 50 cm d'un adorable tissu (Soft cactus) par sa maîtresse alluma une lueur d'espoir car il se trouvait que ce tissu était jaune et gris, et super joli:

Histoire d'amour en gris et jaune

Il se voyait bien un avenir avec ce tissu, et encore plus avec la tunique qui fut confectionnée, une tunique toute en jaune et gris (et en tissus du stock, qui plus est...)

Histoire d'amour en gris et jaune
Histoire d'amour en gris et jaune
Histoire d'amour en gris et jaune
Histoire d'amour en gris et jaune

Lorsque la propriétaire de la tunique l'eut enfilée, ravie, sur un haut rayé gris et blanc et un pantalon gris, elle s'esclaffa, horrifiée: "Ciel, le froid arrive, mon pauvre cou est à découvert, vite, emmitouflons-le!". Et elle fouilla dans son stash de laine et vite fait bien fait, trouva une grosse pelote de laine jaune (de chez Ardelaine) et dérechef confectionna un col:

Histoire d'amour en gris et jaune

Et le pauvre châle gris et jaune demeura dans son tiroir de commode, ruminant sa déception... Il dépérit, se ratatina, s'affaissa et sombra dans les limbes de l'oubli.

Oh non, pauvre châle! Cette fin est trop triste. Je recommence:

 

Mais le col était trop ocré, tirait trop sur le moutarde. Pas de doute, il jurait avec le petit bout de tissu jaune d'or qui ornait le bas de la tunique. La pensée revint alors à la couturière d'un châle: "N'aurais-je point dans mon tiroir un petit châle qui ne va plus avec rien? " Et le petit  châle jaune et gris fut tiré du tiroir - et de l'oubli - et prit sa place méritée dans l'accord parfait des jaunes et des gris...

 

Et le col?, me demanderez-vous.

Le col alla prendre la place du châle dans le fond du tiroir, désespéré de n'avoir jamais été avec rien....

Oh non, pauvre col!  Ce n'est pas très gai, ça, comme fin. Je reprends.

 

Le col fit au fond du tiroir la connaissance d'une ravissante étole violette, et, après qu'il l'eut courtisée un moment et qu'ils se fussent peluchés de concert, ils se marièrent et eurent beaucoup de petites mitaines.

Oh non, c'est par trop niaiseux! Je réécris ma copie.

 

Le col reconnut que le choix était judicieux et se proposa pour aller à Lyon couvrir le cou d'une petite fille qui n'avait que des écharpes  et enluminer un début décembre privé de lumières...

 

FIN

 

 

 

Publié le 20 Novembre 2015

Des pochettes, encore...

Mais pourquoi coudre autant de pochettes?

- parce que ça va vite,

- parce que j'ai totalement automatisé ...les gestes de la fabrication de pochettes,

- parce que c'est un petit projet, en attendant d'en avoir un plus gros,

- parce que c'est un petit projet, entre deux,

- parce que je n'ai pas d'autre réponse à la question "Que faire dans ce tissu?"

- parce que c'est toujours sympa à offrir,

- parce que ça sert toujours,

- parce que ça irait bien dans ce tissu ou qu'il reste un bout de celui-là...

 

Mais est-ce utile, est-ce bien nécessaire?

la surabondance de biens n'est-elle pas nuisible?

Et l'option décroissance ne devrait-elle pas commencer par les pochettes ?

....

 

Et puis zut, d'abord, pourquoi parce que?

 

Dehors
Dehors
Dehors

Dehors

Dedans
Dedans
Dedans
Dedans

Dedans

 

Je couds des pochettes PARCE QUE, na !

 

Rédigé par miclasouris

Publié dans #elle coud

Publié le 19 Novembre 2015

Un dessin de Grand Chéri:

Contributions

Un autre de Fils aîné:

Contributions

Et ce petit texte que j'ai écrit ce week-end.

 

Lettre ouverte au djihadiste qui ne la lira pas.


Tu ne la liras pas, cette lettre car, je sais, tu as tout laissé derrière toi, les attachements humains ne te sont plus rien.
Les larmes de ta mère, les souffrances de tes frères ne te sont-elles vraiment plus rien?
Qu'es-tu donc devenu?
Je pleure les morts.
Je pleure aussi la mort de l'enfant que tu fus - plein de fougue et de vie, d'espoirs et de désirs, de confiance et d'entrain.
Je pleure la mort de ton avenir, celui que tu n'auras pas, cet avenir tout simple d'amours et d'amitiés, de peines et de joies - la vie, quoi!
Je pleure la mort en toi de l'Homme.
Je pleure sur les mômes que tu entraînes sur ta voie mortifère, sur toutes les vies que tu lacères, sur toutes les morts que tu sèmes.
Je pleure sur ta folie en disant "Quel gâchis!"
Je ne déplorerai pas ta mort - mais pleurerai encore parce que nul autre que ta mère ne te pleurera...
Quel gâchis...

Rédigé par miclasouris

Publié dans #elle lutte

Publié le 15 Novembre 2015

Les chaussons bosniaques, c'était le thème du tricommun de notre café-tricot.

Mais voilà, j'avais trouvé des modèles en anglais sur Ravelry et sur Knitty. Je les avais imprimés, tous, mais pas testés. Et voilà, horreur, quand nous avons commencé la réalisation, je me suis emmêlé les pinceaux...

Aucune explication n'était identique. Et les débuts furent hasardeux, aléatoires... et ratés!

Geneviève, ma co-animatrice, et moi avons bataillé, essayé, cherchant à comprendre et expliquer le point. Jusqu'à ce que tout soit enfin clair!

 

Et voici le résultat:

 

Les chaussons bosniaques, modèle et tuto
Les chaussons bosniaques, modèle et tuto
Les chaussons bosniaques, modèle et tuto
Les chaussons bosniaques, modèle et tuto

J'ai rédigé un petit tuto pour le café-tricot où figurent toutes les explications.

Pourquoi n'en profiteriez-vous pas?

Bon tricot !

 

 

 

 

Publié le 14 Novembre 2015

Paris
Paris

Rédigé par miclasouris

Publié le 10 Novembre 2015

C'était un essai...

J'avais vu des images de "swing knitting" (cherchez le mot sur le net et voyez les images) et j'ai cherché comment c'était fait.

Super facile! Je ne sais pas si ce que j'ai obtenu est du "swing knitting" mais j'adore le résultat:

Mon col Coquilles

C'est maintenant un col...

Mon col Coquilles
Mon col Coquilles

Je vous ai même concocté un petit tuto...

J'ai cherché sur Ravelry... et je ne suis pas la première à avoir utilisé cette technique pour tricoter un col...

Il y a celui-ci, et puis celui-là, et puis encore celui-là qui est un moebius, et encore celui-là...  et j'en passe, j'ai arrêté de chercher! Je ne suis vraiment pas originale...

Je laisse quand même le tuto parce que c'est le seul en français!

 

Publié le 8 Novembre 2015

Je voulais un tricot tranquille.

Un tricot qui avance tout seul.

Un tricot qui ne demande aucune réflexion, aucun calcul, qui laisse les oreilles disponibles à l'émission de radio, les yeux braqués sur la série, l'attention libre pour les tricopines du café-tricot ou simplement... la pensée vagabonder.

Je voulais des mailles endroit au kilomètre.

Des doigts qui s'agitent tout seuls.

L'électro-encéphalogramme tricotesque plat.

 

Qu'est-ce qui répond à toutes ces exigences?

 

Un bon top-down bien basique...

 

C'est même le B-A-BA du top-down...

Le B-A-BA du top-down
Le B-A-BA du top-down

Et ne trouvez-vous pas qu'il accompagne à ravir cette tunique?

Le B-A-BA du top-down
Le B-A-BA du top-down

Laine: Drops You#4 coloris vert (11 pelotes)

Aiguilles: n° 5

Point: des mailles endroit.... des mailles endroit... des mailles endroit...

Explications (sommaires): j'ai monté 81 mailles, placé des marqueurs après les 15ème, 27ème, 54ème et 66ème maille et augmenté à tous les rangs endroit d'une maille de chaque côté du marqueur (par un jeté). Ceci jusqu'à avoir atteint la hauteur de raglan nécessaire à mon projet (je le voulais bien large). J'ai séparé les mailles des manches en les plaçant sur un fil auxiliaire et continué sur les seules mailles du corps en ajoutant six mailles entre les dos et les devants pour assurer l'aisance. Ceci jusqu'à avoir atteient la longueur voulue. Puis j'ai repris les mailles des manches en en ajoutant seulement 5 sous les bras et tricoté en faisant une diminution (2 m ensemble) tous les deux cm, jusqu'à la longueur souhaitée. Fini !

* J'ai juste oublié de mentionner les trois boutonnières...

 

Le problème, avec ce genre de tricot totalement automatisé, c'est que ça monte super-vite. En 15 jours, dont une grosse semaine fort occupée, hop, il était fini. Et même pas de montage et de fils à rentrer, vu que je feutre mes fils au fur et à mesure. Là, rien à faire. Trois boutons à coudre, et hop! sur le dos.

 

Va falloir que je me creuse la tête pour trouver un nouveau projet...

Va falloir en plus que je trouve un autre projet de tricot tranquille pour les cafés-tricot...

Mmmmm.... flûte alors!

Rédigé par miclasouris

Publié dans #elle tricote

Publié le 6 Novembre 2015

Il me restait un peu de la laine du gilet d'Anaïs.

Alors je lui ai tricoté un bonnet.

 

J'ai tricoté le bonnet #1, sur 102 mailles. Il était immense.

J'ai tricoté le bonnet #2 sur 84 mailles. Je le lui ai essayé quand nous sommes allés à Bâle. Il était trop petit.

J'ai tricoté le bonnet #3, sur 96 mailles (il me fallait un multiple de 6 pour le point). Il était trop grand.

J'ai tricoté le bonnet #4. Là, j'ai mis 90 mailles, ça doit aller. Mais il était trop court.

J'ai tricoté le bonnet #5, en faisant des diminutions plus haut et moins rapprochées. Mais il était trop plat.

J'ai tricoté le bonnet #6, en diminuant progressivement le rythme des diminutions. Je pense que ça devrait coller.

 

Le(s) petit(s) bonnet(s) d'Anaïs

 

Le petit colis est parti.

J'attends le verdict... avec anxiété. parce que, non, vraiment... D'abord...

la laine ne résistera pas au sixième détricotage!

 

 

Rédigé par miclasouris

Publié dans #elle tricote

Publié le 5 Novembre 2015

- Le sac pour Adèle?

- C'est fait, chef!

- Et l'article sur le blog?

- C'est fait, chef!

- Bien... Et le sac de Louison?

- C'est fait, chef!

- L'article sur le blog?

- Euh, non, pas encore, chef.

- Alors, qu'est-ce qu'on attend? Allez, on ne lambine pas...

- Oui, chef!

... multicolore pour Louison!
... multicolore pour Louison!
... multicolore pour Louison!
... multicolore pour Louison!

- Alors, cet article, il est fait?

- Oui, chef!

-  Mais, dites-moi, ce n'est pas un peu trop multicolore, ça ???

- Mais, chef, c'était les ordres...

 

 

Eh oui, les tissus (surtout les imprimés!) ont été choisis par Louison elle-même.

 

 

Si ce n'était pas une commande, je me le garderais bien pour moi, ce sac!

 

 

 

Rédigé par miclasouris

Publié dans #elle coud