Publié le 14 Mars 2008

 

 

J'avais décidé de tricoter ceci:

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Ambitieux, n'est-ce pas? C'était le 100 Idées juillet-août 74.
Et, au fait, à propos de ce pull, je vais vous raconter une anecdote: j'avais fait une erreur dans une torsade, à peu près au niveau du milieu du dos. Je l'avais vue mais j'avais continué, nonobstant le conseil de ma grand-mère qui m'avait dit: " tu verras, l'erreur, si tu ne la corriges pas, tu la sentiras toujours".
J'avais monté le pull et je l'avais porté.
Eh bien, vous me croirez si vous le voulais, l'erreur, je la sentais toujours, là, piquée dans mon dos...  J'ai corrigé!
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Rédigé par miclasouris

Publié dans #elle cause

Publié le 14 Mars 2008

 

Donc, disais-je, 100 Idées  nous redonna le goût de faire et du fait main. Alors, voici le premier modèle que je tricotai:

Num-riser.jpgUn modèle super simple, une sorte de croix au point mousse, avec juste le trou de l'encolure...

Le mien était de couleur rouille, en grosse laine mèche, achetée, tenez-vous bien, dans un petit magasin parisien (eh oui, j'étais alors parisienne),  nommé... la Droguerie!
Ah, ce magasin... on y trouvait déjà des laines extra-ordinaires (eh oui, on avait déjà inventé la Surnaturelle et le mohair!), des perles merveilleuses et la chaîne "vélo"... et, quand je suis retournée à Paris, j'y ai retrouvé les 4 (ou 5?) frères et soeurs qui avaient ouvert le lieu et qui m'ont vendu tant de choses... Un jour, je vous mettrai leurs photos de l'époque (je sais, elles sont dans un 100 Idées!)

D'ailleurs, la laine mêche de ce pull, je l'ai achetée peu après dans un ton de bleu vert superbe, avec des nuances très riches.

 

Publié le 13 Mars 2008

J'en étais à la  conjugaison féminisme et travaux d'aiguille.
Eh non, je ne raconte pas d'histoires, on l'a tenté à l'époque. 

En voici la preuve:

 

 

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C'est la photo de la couverture du second cahier spécial printemps du journal Marie-Claire (en 1973!) - il avait beaucoup d'idées pour ce numéro, qui devait devenir le numéro 2 du magazine 100 Idées.

Ah, cette revue... pendant plus de 10 ans, je l'ai attendue tous les mois. Depuis lors, régulièrement, je sors la caisse qui contient ma collection et je la feuillette...

100 Idées, c'est toi qui m'a appris à coudre, tricoter, broder. Pour être plus exact, tu m'a désappris et je t'en remercie.
Faut que j'explique: je suis petite fille d'une couturière de métier, et fille d'une très bonne couturière. J'ai toujours vu, et j'ai appris, comment faufiler une toile tailleur, monter un col ou une poche passe-poilée, rentrer un embut... bref, faire de la belle ouvrage mais au prix d'heures de labeur.

Et ça, ça me gonflait. Je voulais que ça aille vite. Voilà ce qu'alors nous proposait 100 Idées:

 

 

 

 

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Je récidive dans la citation - ça, c'est le numéro 6, de mars 74, et... c'est le premier vêtement que je me suis cousu: une robe tablier, sans patron ou presque, faite en quelques heures et portée fièrement (bon, sur un jean, parce qu'elle s'ouvrait vraiment beaucoup!). La mienne était en tissu fleuri de Laura Ashley (fleurettes blanches sur fond bleu gris).
Bon, je vous en offrirai d'autres dans les prochains jours...

 

 

 

 

 

Rédigé par miclasouris

Publié dans #elle cause

Publié le 13 Mars 2008

Vous m'avez comprise, je ne suis pas de la première jeunesse! Je l'avoue, j'ai fait mes débuts dans ma vie de femme dans les années 70. J'avais 17 ans en 68. J'ai découvert alors la révolution et les garçons. Je ne sais dans quel ordre. 

J'ai aussi découvert le féminisme. Combattu pour l'égalité des sexes. La libération sexuelle. La contraception libre et gratuite. L'avortement. J'ai été militante au MLF. J'ai été militante au MLAC.
Je traduis: Mouvement de libération des femmes, Mouvement pour la liberté de l'avortement et de la contraception.
Je persiste et je signe. Beaucoup de combats ont été menés et gagnés, mais la victoire est fragile et jamais définitive.

Pourquoi commencer ainsi, par une déclaration de féminisme, un blog sur les travaux d'aiguille qui sont si féminins, et peu féministes, me direz-vous.

Parce que ça a tout à voir. 
Parce que, dans ces fameuses années 70, je voulais à tout prix ne pas ressembler à ma mère et aux femmes qui les avaient précédées - j'étais la femme nouvelle, moderne. Au feu jupes, jupons, maquillage, minauderies, mièvreries et... travaux féminins!
Parce que, dans les années qui ont suivi, nous avons découvert l'amitié, la sororité, le partage.  Et découvert que le monde traditionnel des femmes avait plein de richesses et de savoirs. Nous avons alors renoué avec les travaux d'aiguille...

 

Rédigé par miclasouris

Publié dans #elle lutte

Publié le 13 Mars 2008

 

 

Le pas est fait, Miclasouris a un blog... et qu'a-t-elle de si important à dire? 

Voilà des jours qu'en balade sur les blogs des autres, suivant le fil rouge des liens qui courent entre toutes ces autres fanas de travaux textiles, manuels, créatifs - de blogs de tricoteuses en sites de brodeuses, chez les fanas de couture, de patchwork, de perles, de fimo, d'aquarelle... et si contente de ces rencontres virtuelles (mais non fictives) avec des gens qui ont les mêmes passions, l'envie m'en est  peu à peu venue de parler, moi aussi, de ma passion (de mes passions?)
c'est-à-dire de vous entretenir
- de ces coupons, bobines, pelotes, perles, choses, trucs, bidules (que je glane, entasse, collectionne avec passion depuis des années et qui emplissent tant de sacs, boîtes, bocaux, paniers, malles, étagères...)
- de ces piles de revues, livres, manuels, magazines, pages (arrachées parce que vraiment, cette idée est géniale!) que je conserve précieusement
- de tous ces vêtements, tricots, colliers, sacs, pochettes, coussins, housses... sortis et à sortir de mes petites mains, de tous ces projets passés et à venir, de tous ces ouvrages en cours et de tous ceux à venir, vous savez ceux qui nous trottent par la tête (et si je faisais plutôt ça avec ce tissu!, ah ça, ce serait super dans cette laine! 

Comme vous votez, c'est un vieille routière qui parle. D'expérience!

Ah, jeunes femmes qui débarquez au pays de la "filophilie", préparez-vous -  les objets de votre passion vont avoir pour particularité d'envahir l'espace, de se glisser partout, d'emplir les placards, de pénétrer les cagibis, de s'installer sous les lits, meubles...

Prenez garde : tout peut servir. Tout peut encore servir. Tout peut peut-être servir. Rien ne se jette donc. Sachez que vous aurez besoin de place, de plein de place, de plus de place encore.

 

 

Rédigé par miclasouris

Publié dans #elle cause