Qu'est devenu le précédent ?
Il se passe un phénomène bizarre avec les bonnets : une fois tricotés, après avoir circulé, les bonnets disparaissent. Bon, ça peut aussi arriver aux cols, aux mitaines...
Le bonnet que j'avais tricoté pour Fils aîné s'est ainsi évaporé.
D'où une commande de bonnet - urgente en raison du froid piquant ressenti en parcourant les rues de Lyon en trottinette pour se rendre à son lieu de travail.
Mais moi, je ne raffole pas du tricot de bonnets - pour diverses raisons toutes plus légitimes les unes que les autres :
- Primo, il faut trouver la bonne longueur d'aiguilles et de câbles ("en fait, il n'y a pas de bonne longueur de câbles", me souffle mon arthrose, et je la crois sur parole douleur).
- Secondo, il faut trouver la bonne taille de bonnet : il n'est qu'à constater que les bonnets que je tricote se trouvent la plupart du temps changer de propriétaire en raison de leur inadaptation au tour de tête de leur destinataire initial.
- Tertio, il faut trouver la bonne laine : le bonnet de Fils cadet, capturé à l'origine par sa chérie, avait au terme de sa trajectoire atterri sur la tête de Grand Chéri dont il fit le bonheur lors de ses randos à ski. Mais la chaleur dégagée dans l'effort conjuguée à la pluie/neige ont feutré le bonnet. Fi de la Flora de Drops.
- Quarto : il faut trouver les bonnes aiguilles : l'Homme ne met pas le bonnet (celui que j'ai tricoté pour lui) car il prend le vent par " plein de petits trous" (ceux qui se forment entre le jersey des torsades et le mousse des entre-torsades). Bah oui, il y a des petits trous mais comment les éviter ? Avec des aiguilles fines, les torsades font des "tas", avec de grosses aiguilles, les entre-torsades font des "trous". Mais mes hommes de ma vie veulent des torsades..Tel est le dilemme des aiguilles : tazoutrou (ou trouzouta) ?
- D'où le quinto : il faut trouver le bon point. Tel est le dilemme des torsades : quelle doit être la taille des torsades et celle des entre-torsades - je résume : l'idéal serait qu'il y ait le moins d'entre-torsades possible, et donc le moins de torsades possible. Une seule torsade ? Et s'il y avait le plus de torsades possible et le moins de mailles possible aux entre-torsades ?
Et puis, j'ai constaté aussi des phénomènes bizarres : ainsi le premier rang d'un bonnet a une fâcheuse tendance à vriller ("la laine, c'est retors", murmure mon arthrose). Donc, comme je doute qu'un bonnet moebius remplisse ses fonctions, il me faut recommencer.
Et quand on reprend le tricot après une petite pause, il arrive qu'on reparte en sens inverse. D'où des côtes beaucoup plus hautes par endroits.
Tout ceci étant dit, j'ai monté un bonnet pour Fils aîné (je parle donc d'expérience) :
J'ai choisi de la Cashwool anthracite - et j'ai ajouté un fil très fin de mohair en me disant que les poipoils du mohair feraient barrière aux vents coulis qui pourraient se glisser par les trous (vous comprenez donc que j'ai préféré "trous" à "tas" et que je tricote avec les grosses aiguilles).
Et vous savez ce que m'a dit Grand Chéri ?
"Si c'était pour moi, je n'en voudrez pas, y a trop de poils !"
Je vais quand même tricoter ce bonnet - ce sera un projet léger qui va m'accompagner dans mon voyage à Paris où je pars demain. Je vais accompagner ma maman pour des examens médicaux, puis nous redescendrons toutes les deux en fin de semaine pour passer les fêtes ensemble.
Je serai donc beaucoup moins présente sur mon blog les prochaines semaines.
Si je ne repassais pas par ici, je vous souhaite déjà de très bonnes fêtes. Je suis sûre que vous saurez rester prudent.e.s et que vous profiterez bien de jolies et intimes soirées à six.
Vous verrez, nous passerons
un joli Noël paisible et doux...
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![Tazoutrou [ou Trouzouta] ?](https://image.over-blog.com/J91nljFcV0EwTx2zxCz3tLcK1ms=/filters:no_upscale()/image%2F0553021%2F20201212%2Fob_1444b2_bonnet-en-cours.jpg)