Ah, les filles, la joie du devoir accompli,
la satisfaction du travail bien fait,
le plaisir du renoncement à la facilité,
la douceur d'avoir enfin l'âme en paix,
la tranquillité de l'arrêt du râlage ...
"L'erreur, tu la sentiras toujours !", disait ma chère grand-mère.
Je n'ai pas pu accepter l'idée de cette bande brûlante dans mon dos.
J'ai détricoté...
L'avantage de ce fil triple, c'est que les mailles restent bien formées - je n'ai eu aucun mal à les reprendre (et pas trop à les détricoter). Par contre, je n'ai pas poussé le vice (ou l'abnégation) jusqu'à séparer les trois ou deux fils, je le ferai si j'ai besoin de cette longueur de fil que je conserve précieusement. Combien je la jetterai avec joie si elle ne me sert pas !
Et puis, j'ai au moins acquis des certitudes :
- c'est bien le rose 3-fils que j'aime, et pas le rose 2-fils (pas beau) !
- et combien il suffit de peu pour qu'une couleur soit considérablement enrichie...*
Je reprends mon ouvrage.
Et dorénavant, non seulement, je me bagarre avec mes trois fils, mais en plus je dois les surveiller étroitement...
* Il faut juste multiplier par trois la longueur de fil nécessaire, et sans doute de ce fait le prix de la laine, et peut-être même ajouter celui d'une aiguille plus grosse... bagatelle !
![L'art de la non-rayure rose [ou La fierté du travail bien fait]](https://image.over-blog.com/rNAAxwPKrfKu1qAsWmO9NW-qUW4=/filters:no_upscale()/image%2F0553021%2F20201101%2Fob_89f012_20-11-un-dos-beau.jpg)