Chronique du temps de la correction

Publié le 21 Février 2015

" En ce début d'année MMXV, le XXI du mois de février, dame Miclasouris, bonne dame de nobles coeur et prestance, qui naquit en un temps ancien aux confins des terres des Parisiens puis vint avec toutes ses gens s'installer sur nos bonnes terres du Dauphin, arriva à la conclusion ultime de la correction [de la traduction] que diligemment elle avait entreprise pour le compte de son fils le plus cadet, lequel, exilé dans les froides contrées bâloises par amour d'une mie ultralpine, l'en avait instamment priée, l'assurant d'une reconnaissance que rien ne pourrait entamer, en raison du fait qu'elle lui offrirait ainsi la chance de mener à son terme l'entreprise hautement méritable de terminer la thèse qui fut objet de tant d'heures d'études ardues et se trouve devoir être soutenue en cette même année où doit naître le petit-enfant nouveau, et dernier-né pour cette année, de la longue lignée dont tous deux descendent. "

 

Oh, c'est bon, v'là-t-y pas que j'la cause comme un chroniqueur médiéval...  Faut dire que je suis plongée dedans...

 

 

Chronique du temps de la correction

C'est que...

... je vais voir mon fils la semaine prochaine,

... je n'avais pas terminé en décembre la correction (150 pages encore vierges de mes ratures),

... j'ai vu arriver une lourde enveloppe contenant... les153 premières pages de la thèse elle-même...

...Fils cadet me demande régulièrement (et de plus en plus) si j'avance bien...

C'est que...

... en comptant bien, ça fait plus de 300 pages à corriger en un peu plus d'une semaine!

... j'avais mis un mois environ pour corriger les 300 premières pages...

 

Vous m'avez comprise, fallait que je m'y mette. Urgemment. Subséquemment, je ne tricote ni ne couds guère en ce moment...

 

Juste un peu, un tout petit peu, le soir, quand les caractères me sautent aux yeux et que les phrases alambiquées ont fait des noeuds à mes neurones....

 

Chronique du temps de la correction

Rédigé par miclasouris

Commenter cet article

martichat 24/02/2015 19:40

Bon courage !
Je n'ai jamais eu de corrections à faire de cette ampleur... et heureusement !

miclasouris 24/02/2015 21:23

Mon premier métier était... correctrice d'imprimerie! J'ai même corrigé le Bottin - grande ampleur... et intérêt minime. Alors, là, finalement, et en comparaison, c'est super intéressant!
;-)

Nathalie 22/02/2015 09:08

Après cela, tu pourras écrire le petit manuel de la mère parfaite !

miclasouris 22/02/2015 12:00

Je pourrais même l'écrire en italien médiéval retranscrit, histoire de m'assurer un lectorat conséquent!
;-)

Couson 21/02/2015 18:52

Bon courage, moi je déteste ce travail de correction. Bisous

miclasouris 21/02/2015 19:02

Et puis, un texte médiéval, c'est aussi incongru parfois que...je ne sais pas, le joual ou le créole peut-être? Mais bon, maternité oblige...
Bisous